Sergio Hurtado

04 · Projets

Chelo

Chelo – Site de marque e-commerce

2026 · E-commerce · Site de marque · Cinq langues · Mission freelance

La demande

Chelo vend quatre objets du quotidien sur une marketplace, dans quatre pays européens, et voulait refaire son site en gardant la même adresse. Une question se posait d'emblée : à quoi sert un site quand la vente se fait ailleurs ?

La solution

Les messages reçus par la marque montraient deux besoins : savoir qui est derrière le produit, et retrouver une commande. J'ai donc proposé un site sans tunnel d'achat, en cinq langues, avec un lien vers la marketplace sur chaque produit. J'ai mené le projet de l'analyse à la mise en ligne : wireframes sous Figma, puis charte, design system, interface et intégration sous Claude Cowork.

Analyse

Les messages que la marque recevait déjà disaient assez bien pourquoi les gens venaient, et ce n'était pas pour un panier. Deux besoins revenaient, et un seul des deux relève du commerce.

  • Avant l'achat, savoir à qui on a affaire. Sur une marketplace, le vendeur tient en une ligne de texte. Une marque inconnue doit prouver qu'il y a une société derrière, sinon le doute profite au concurrent installé.
  • Après l'achat, retrouver une commande. C'est la demande la plus fréquente, et c'est justement celle que le site ne peut pas traiter : la commande n'existe pas chez lui.

Conception

Trois univers (Food, Home, Fun) servent de colonne vertébrale à la navigation. Le troisième n'est pas encore lancé, et plutôt que de le masquer on annonce qu'il est en cours de dessin. Le visiteur lit une trajectoire de marque, pas un catalogue de quatre références.

Cinq langues, une URL par langue, un sélecteur qui reste dans l'en-tête. Elles suivent les pays où la marque vend réellement, pas une ambition de trafic. Une langue de plus que de marchés, ce serait une promesse que le service après-vente ne peut pas tenir.

L'accueil : la promesse d'abord, les univers ensuite. Le lien de sortie vers la marketplace est disponible dès l'en-tête, pas caché en bas de page.

Dérouter avant de répondre

La page Contact reçoit trois demandes qui n'ont rien en commun : un partenariat, une question sur la société, un problème de commande. La troisième est la plus fréquente et c'est la seule à laquelle le site ne peut rien. Elle est donc traitée avant le formulaire, pas après.

  • Un encadré de déroutage en tête de colonne renvoie l'acheteur vers son compte sur la marketplace, là où la commande existe vraiment. Il est servi plus vite qu'en écrivant, et la boîte de réception ne se remplit pas de demandes auxquelles on ne peut pas répondre.
  • Le bloc d'identité société (numéro d'immatriculation, siège, numéro de TVA) est placé en face du formulaire, pas relégué dans les mentions légales. C'est lui qui fait la différence entre « boutique douteuse » et « société identifiable ».
  • Le formulaire n'envoie rien à un serveur : il ouvre le client de messagerie du visiteur. Pas de base de données, pas de collecte, pas de traitement à déclarer.
Contact : le sélecteur de langue ouvert, le bloc société en regard du formulaire, et l'encadré qui renvoie les questions de commande vers la marketplace.

Évaluation & itération

La contrainte de production était posée d'avance : site statique, hébergement existant, adresse inchangée. Aucune brique dynamique n'était négociable, et pour être honnête ça a cadré les décisions d'interface bien mieux qu'un cahier des charges. Le design system devait tenir cinq langues sur trois univers, alors chaque composant a été éprouvé sur l'allemand en premier : c'est la langue qui casse les gabarits avant toutes les autres.

01
Wireframes sous Figma : arborescence, gabarits, cinq langues dès le départ
02
Charte graphique sous Claude Cowork : typographies, palette, traitement photo
03
Design system sous Claude Cowork : composants éprouvés sur la langue la plus longue
04
UI et intégration sous Claude Cowork : pages statiques, mise en ligne, domaine inchangé

La chaîne de production

L'essentiel du projet s'est fait depuis Claude Cowork, de l'analyse jusqu'à la mise en ligne. Le dépouillement des messages reçus par la marque, la décision de retirer le tunnel d'achat, la charte graphique, le design system sur cinq langues, l'interface, l'intégration statique et la publication : tout est passé par là.

La seule étape sortie du lot, ce sont les wireframes, faits sous Figma et volontairement. C'est le support qu'on annote à deux, et le client avait besoin de voir l'arborescence et les gabarits avant qu'on parle de couleur. Une fois l'architecture validée à l'écran, le reste est revenu sous Claude Cowork, jusqu'à la mise en ligne sur le domaine d'origine.

Un site qui ne vend pas peut très bien être un bon site. Il lui suffit de faire ce que la marketplace ne sait pas faire : dire qui est derrière le produit.