Sergio Hurtado

03 · Projets

Client confidentiel

Streaming – Plateforme par abonnement

2025 · Plateforme de streaming par abonnement · Design system

La demande

Une plateforme de streaming par abonnement refondait entièrement son produit, sans langage visuel arrêté ni bibliothèque. La commande portait sur les maquettes haute fidélité. Mission de sept mois, en tant que seul designer, sous accord de confidentialité.

La solution

Dès les premiers écrans, j'ai proposé de construire un design system en même temps que les maquettes : primitives, couche sémantique, composants et patterns, avec les contraintes WCAG portées par les tokens. J'ai livré un kit Figma, des guidelines en PDF et un skill Claude qui relit les interfaces développées et signale les écarts aux guidelines, pour que le système tienne après la passation.

Deux niveaux de tokens, pas un

Les valeurs brutes, couleurs, espacements, rayons, vivent dans une collection de primitives. Une seconde collection, sémantique, nomme les intentions : surface, bordure, texte, état. Les composants ne consultent que cette seconde couche. C'est ce qui permet de changer une couleur de marque sans ouvrir un seul composant, et de discuter avec le client en termes de rôles plutôt que de codes hexadécimaux. La même logique vaut au-delà de la couleur : typographie, espacements, rayons, épaisseurs de bordure, durées d'animation et points de rupture sont eux aussi des variables.

PrimitivesCouleur, espace, rayonSémantiquesSurface, bordure, texteComposantsVariants, étatsPatternsAssemblages d'écranLes composants ne pointent jamais sur une primitive : ils passent par le niveau sémantique.
Primitives, sémantiques, composants, patterns : chaque niveau ne connaît que le précédent.
À gauche les primitives, des valeurs brutes nommées par palier. À droite la couche sémantique : bg/base pointe sur color/ink/900, border/accent sur color/fuchsia/500. Changer le fond du produit revient à déplacer ce lien, pas à ouvrir les écrans.

Un token sémantique donne un nom à une intention. C'est ce nom, et non la couleur, que le développeur retrouve dans le code.

Du token au composant

Les composants sont construits en auto layout, avec variants et component properties, et remplis uniquement par des tokens sémantiques. Quand on sélectionne une modale et qu'on lit bg/overlay dans son remplissage plutôt qu'un code couleur, c'est le signe que le système tient : aucune valeur n'est posée en dur dans un composant.

Toasts, modale et menu déroulant. Dans l'inspecteur, le remplissage de la modale est bg/overlay, un token et pas une couleur.

Ce qui a été livré

  • un kit Figma : les tokens sous forme de variables, les composants et les patterns publiés en bibliothèque d'assets ;
  • des guidelines en PDF : anatomie, états, règles d'usage, contraintes d'accessibilité ;
  • un skill Claude de contrôle : il relit les interfaces développées et signale les écarts aux guidelines.

Le contrôle qualité fait partie de la livraison

Un design system se dégrade au moment où il quitte Figma. Le développeur interprète, les cas non documentés s'inventent, et six mois plus tard le produit ne ressemble plus à la bibliothèque. Le troisième livrable répond à ça. Le skill relit les interfaces produites, les confronte aux guidelines et renvoie les écarts. Le contrôle devient une étape du développement, au lieu d'une revue de design qu'on repousse.

Kit FigmaVariables, assets, PDFDéveloppementNouvelles interfacesSkill ClaudeContrôle des guidelinesÉcarts renvoyés au développement
Le kit alimente le développement ; le skill referme la boucle en renvoyant les écarts.

Accessibilité

Les contraintes WCAG sont portées par les tokens sémantiques : un couple texte/surface est validé une fois, au niveau du système, et tout composant qui l'emploie hérite du contraste. Vérifier un écran revient alors à vérifier qu'il n'a pas contourné le système.

Un écran assemblé à partir des patterns. Contenus et visuels remplacés par des substituts pour cette publication.